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Bec, Pierre. Burlesque et obscénité chez les troubadours. Pour une approche du contre-texte médiéval. Paris: Stock, 1984.

016a,002- Bieiris de Romans

v. 1-9 : la louange courtoise (ici de la part d'une femme à l’adresse d'une autre femme ?) reprend systématiquement tous les termes et tous les clichés de la louange courtoise véhiculée par la cansó masculine : prètz, fina valors, jòi, sen, fina beutatz, etc.
 
v. 12-16 : l'érotisme de ces vers rend bien fragile l'hypothèse selon laquelle Na Maria serait la Sainte Vierge.
 
v. 20 : entendidor truan « amant trompeur » (l’adjectif truan est repris du vers 8, ce qui n'est pas techniquement régulier). On a pensé que Bieiris pourrait donner, sans s'engager elle-même, des conseils de comportements amoureux à son amie Na Maria ou au contraire, dans le cas d'une homosexualité inconsciente, l'inciter à la défiance vis-à-vis des soupirants masculins en général. Mais « l'amant trompeur » ne se définit pas ici en tant que mâle face à l'éventuelle partenaire féminine, mais comme trompeur, en opposition à l'amour de la trobairitz (ou du troubadour si la pièce est d un homme), qui aime, elle, ses cor truan. De toute façon, nous le répétons, il n’y a dans ce texte aucun indice de féminité, surtout si on le compare, par exemple, aux poèmes de la comtesse de Die, qui, elle, s'assume beaucoup plus clairement, sinon toujours, en tant que femme.

 

 

 

 

 

 

 

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