Traduccions - Übersetzungen - Translations - Traducciones - Traductions - Traduzioni - Reviradas

406,035

Français
L. Alibert

I. — Celui qui médite de composer une bonne chanson ne doit pas tarder à la répandre ; mais, moi, hélas ! qui suis plein de tristesse, comment pourrais-je la faire bonne ? Cependant, je ne pense pas, bien que la joie d'amour se fasse attendre, à la façon dont on juge mon esprit, faire un mauvais air sur de pauvres paroles.
 
II. — Je sais bien que j'aurais failli, il n'y a pas encore longtemps, que j'aurais menti à mon bon espoir, tant j'étais faux et perfide ! Mais maintenant, je me sens coupable à cause de la joie d'amour qui m'inspire, de mon coeur qui se détourne de commettre des tromperies, et du fait que je suis un amant sincère.
 
III. — Pour un plaisir qui me donne du bon temps, je vis dans le bonheur ; et, parce que la belle qui captive mon cœur devient tous les jours plus parfaite, bien qu'elle ne me traite pas convenablement, je ne regrette pas mon attente envers elle ; au contraire, j'attaque avec des pierres de cire, des bâtiments de pierre dure.
 
IV. — Elle est si bonne, si loyale et si sincère, de si franche et de si noble nature, que Dieu, quand il la forma, n'avait jamais fait une si belle créature ; il n'en crée plus avec un tel visage et il ne s'attarde plus aussi longtemps sur aucune : Le soir, plus la nuit s'avance, plus elle fait resplendir la chambre obscure.
 
V. — Souvent, je pense tant elle m'est d'agréable compagnie, à lui dire mon amour, mais, bientôt, je juge meilleur de m'abstenir, de crainte de doubler mon dommage. Cependant, si je perds quelque chose par sottise, ma Dame n'y gagnera rien.
 
VI. — « Cabaret », Dieu me rende perclus, si vous n'avez pas doux séjour et bien plus riche seigneurie que l'empire d'Allemagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

Institut d'Estudis Catalans. Carrer del Carme 47. 08001 Barcelona.
Telèfon +34 932 701 620. Fax +34 932 701 180. informacio@iec.cat - Informació legal

UAI