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Français
Raymond Arveiller et Gérard Gouiran

I. Je ne saurais m’empêcher d’entreprendre une poésie nouvelle pour la joie que j’ai de mon amie, qui est pleine de mérite, de grâce et de noblesse ; avec elle se trouve, où que je sois, toute ma pensée ; je suis amoureux d’elle, gai et joyeux.
 
II. Naguère encore un trait d’orgueil m’avait tué, mais maintenant j’ai trouvé contre celui-ci un précieux secours qui m’a délivré et tiré du péril où j’étais pour me mener à bon port ; tout va fort bien pour moi : je ris, je chante et je me réjouis.
 
III. Je ne ressens ni orgueil ni dépit, si je ne dois pas en éprouver à me voir rejeter si loin d’elle par la belle à qui je m’abandonne, car il n’est aucune marque d’amitié qu’elle m’ait donnée qui ne demeure en mon cœur.
 
IV. Même si je ne contemple jamais le beau corps gracieux de ma dame, elle occupe ma pensée et j’en reste si bien en souci que je me tourne vers son pays, dans mon sommeil, face au vent, tant il me plaît de le sentir.
 
V. C’est dans le lieu le plus élevé, là où se trouve son cœur noble et parfait, que j’ai placé mon cœur ; d’ici je lui en rends grâce ; j’aurais bien tenu cela pour une folie, si l’on m’avait dit qu’un tel bien pouvait me venir d’elle.
 
VI. Maintenant, pars vers elle, toi qui sais tout mon cœur, chanson ! Mais cela ne m’avance guère, puisque nous n’allons pas là-bas ensemble, là-bas où je lui dirais moi-même que je voudrais être en secret, auprès d’elle, son ami fidèle et sûr.
 
VII. Comtesse courtoise, pleine de générosité et de mérite, je compose mes chansons, puissent-elles être là-bas auprès de vous.

 

 

 

 

 

 

 

 

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