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Français
Jean Marie Lucien Dejeanne

I. J'aime quand la feuille paraît orgueilleuse sur la haute petite branche (?) et que le rossignolet s'épuise sous la ramille, car il lui plaît, au clair de lune, de faire vibrer son chant qui pétille.
 
II. Chaque oiseau qui a la voix saine se dispose à chanter ; la grenouille fait aussi ses efforts le long de la petite fontaine, et le hibou avec sa femelle, s'il ne peut autre chose, grogne.
 
III. Ces simples créatures s'accouplent pour l'amour ; leur joie suit le droit chemin et la nôtre est chancelante, car nous trompons à qui mieux mieux ; aussi chacun de nous bousille (ne fait rien qui vaille).
 
IV. Le fourbe, à la langue perçante, donne des conseils à la dérobée, avec ses mensonges trompeurs, renverse et détruit ; c'est pourquoi je ne trouve pas une amour qui soit sûre et sans rouille.
 
V. Jeunesse est félonne et moqueuse, et Largesse périt. On sait comme chose certaine que Valeur vacille, et Méchanceté devient souveraine, la mère et aussi la fille.
 
VI. L'amour qui taquine est pire que l'amour vénal (?) : il est cruel, cuisant et trompeur ; il est brûlant et il frétille ; c'est pourquoi il reçoit de grands maux et devient jaune celui que cet amour étrille.
 
VII. Cette fausse gent chrétienne et frémissante dans le crime idiot à la fin verse ses balayures dans le Khorassan, car le baptême du Jourdain lui nuit et la met en péril.

 

 

 

 

 

 

 

 

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